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Manquépa, Commune Urbaine de Kindia

LES DIRECTEURS PRÉFECTORAUX DU BUDGET, BÂTISSEURS DE LA NOUVELLE GOUVERNANCE FINANCIÈRE DE L’ETAT.

LES DIRECTEURS PRÉFECTORAUX DU BUDGET, BÂTISSEURS DE LA NOUVELLE GOUVERNANCE FINANCIÈRE DE L’ETAT.

Dans le cadre du budget- programme en Guinée, le Directeur préfectoral du Budget (DPB) devient un acteur technique central de la gestion axée sur les resultats au niveau local, il est le principal relais de la Direction Générale du Budget dans la préfecture et accompagne les ordonnateurs dans l’exécuttion des programmes budgétaires.

RÔLES SPECIFIQUES DU DIRECTEUR PRÉFECTORAL DU BUDGET

1)- Appui à l’exécution des programmes budgétaires.

Le DPB accompagne les ordonnateurs secondaires ( Gouverneur, Préfet et Services déconcentrés) dans les opérations d’engagement, de liquidation et d’ordonnancement des dépenses afin d’assurer une exécution conforme aux objectifs des programmes.

2)- Suivi de la performance des progrqmmes

Avec le budget-programme, l’accent est mis sur les résultats. Le DPB doit:

● suivre le crédits alloués aux programmes;

● analyser le niveau d’exécution physique et financière;

● produire des rapports périodiques sur les performances réalisées;

● participer à mi-parcours des programmes.

3)- Contrôle du respect des règles budgétaires

Il veille à l’application des lois et reglements budgétaires ainsi qu’au respect des procedures de gestion des finances publiques dans tous les services déconcentrés de la préfecture.

4)- Conseil technique auprès des administrateurs territoriaux

Le DPB est le conseiller budgétaire du préfet. Il l’assiste dans:

● la programmation des dépenses;

● le suivi des crédits délégués;

● l’analyse des besoins financiers;

● la préparation des rapports destinés au Gouvernement.

5)- Pilotage de la déconcentration budgétaire

Le budget- programme repose sur une plus grande responsabilisation des acteurs locaux.

Le DPB contribue à la mise en oeuvre de la déconcentration de la fonction budgétaire et à l’appropriation des réformes par des services locaux.

6)- Production des données d’aide à la décision

Il élabore les situations périodiques des recettes et dépenses, fournit des statistiques budgétaires fiables et alimente les instances nationales de suivi- évaluation.

Dans la logique du budget- programme, le DPB ne doit plus être perçu comme un simple gestionnaire de crédits, mais comme un pilote de la performance budgétaire térritoriale, chargé de s’assurer que chaque franc guinéen dépensé produit un résultat concret au bénéfice des citoyens.

Sayon KEITA Spécialiste en économie et diplomatie.

Kindia/Bangouya : Le préfet en tournée de sensibilisation à Baren Kathia face aux risques liés à la montée des eaux du barrage de Souapiti.

Kindia/Bangouya : Le préfet en tournée de sensibilisation à Baren Kathia face aux risques liés à la montée des eaux du barrage de Souapiti.

Six ans après la mise en service du barrage hydroélectrique de Souapiti, les populations riveraines de la sous-préfecture de Bangouya continuent de faire face à de lourdes conséquences humanitaires et sécuritaires. En tournée de sensibilisation dans la localité, le préfet de Kindia, le Colonel Abdourahamane Keita s’est rendu dans le district enclavé de Baren Kathia pour évaluer l’urgence de la situation et promettre des mesures d’allègement.

Kindia/Bangouya : Le préfet en tournée de sensibilisation à Baren Kathia face aux risques liés à la montée des eaux du barrage de Souapiti.

S’exprimant au nom des populations, l’ex-maire de Bangouya, Seydouba Kathia Camara, a dressé un tableau du quotidien des citoyens depuis le début du remplissage du barrage en juin 2020.

L’impact sur la géographie humaine de la sous-préfecture est massif : Déplacements de populations : Sur les 52 villages touchés par la montée des eaux, 32 ont été totalement détruits et délocalisés. Au total, 16 883 personnes ont dû abandonner leurs terres d’origine.

Infrastructures de recasement : Quatre cités de relogement ont été construites pour absorber le flux des déplacés, notamment à Kinfaya (425 logements) et à Yènyè 1 (85 logements), le reste étant réparti sur d’autres sites.

Au-delà de la perte des terres pour ces communautés essentiellement agricoles, la rupture des voies de communication terrestres a transformé le fleuve en une zone de danger permanent.

L’ex-maire a révélé qu’entre juin 2020 et juin 2026, 17 accidents de pirogues ont été enregistrés, coûtant la vie à 13 personnes. Ce manque d’enclavement sécurisé a également forcé la fermeture de plusieurs établissements scolaires. En parallèle, la modification de l’écosystème a entraîné une prolifération de reptiles : 82 cas de morsures de serpents ont été recensés, dont 22 se sont avérés mortels.

Face à cette détresse, les leaders locaux ont pointé du doigt l’insuffisance des mesures d’accompagnement initiales. Sur les 18 forages d’eau potable initialement demandés, seuls 12 ont été réalisés à ce jour. De même, les 13 pirogues fournies au fil des ans ne parviennent pas à sécuriser les liaisons quotidiennes.

En plus des crises liées au barrage, les populations ont partagé leurs inquiétudes face aux conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs qui fragilisent l’économie locale.

Sensible aux doléances exprimées par les sinistrés et les notables, le préfet de Kindia a assuré que la sécurité des personnes et de leurs biens restait la priorité des autorités.

Kindia/Bangouya : Le préfet en tournée de sensibilisation à Baren Kathia face aux risques liés à la montée des eaux du barrage de Souapiti.

Le préfet de kindia Colonel Abdourahamane Keita

Le Colonel Abdourahamane Keita s’est engagé à porter ces dossiers urgents auprès de la Société de Gestion de Souapiti (SOGES SA) afin de corriger les manquements logistiques, d’améliorer l’approvisionnement en eau et de renforcer la sécurité des transports fluviaux pour les populations riveraines.

La Rédaction

District de Football de Kindia : MM. Abdourahamane Nansoko et Joseph Bangoura nommés au bureau exécutif

District de Football de Kindia : MM. Abdourahamane Nansoko et Joseph Bangoura nommés au bureau exécutif

Le District de Football de Kindia entame une nouvelle dynamique avec l’intégration officielle de deux figures engagées du sport régional. M. Abdourahamane Nansoko et M. Bangoura Joseph ont été nommés respectivement aux postes stratégiques de Vice-président et de Chargé du Marketing et de la Communication. Cette restructuration, accueillie avec enthousiasme par les acteurs locaux, vient récompenser le professionnalisme, le leadership et le dévouement constant de ces deux cadres en faveur du développement de la discipline.

Abdourahamane Nansoko

Ce choix stratégique suscite de grandes attentes pour l’avenir du football guinéen, particulièrement pour la jeunesse sportive de la ville des agrumes. Grâce à l’expérience cumulée et à la vision des nouveaux promus, l’instance dirigeante dispose désormais d’atouts majeurs pour moderniser la gestion locale, renforcer les partenariats et accroître le rayonnement des compétitions de la région.

District de Football de Kindia : MM. Abdourahamane Nansoko et Joseph Bangoura nommés au bureau exécutif

Ce mandat, qui s’ouvre sous le signe du renouveau, s’annonce d’ores et déjà décisif pour relever les défis de la promotion sportive à Kindia.

Kindia : Mamadi Cissé prend les rênes de la radio rurale avec le défi de la refondation et de l’unité

Kindia : Mamadi Cissé prend les rênes de la radio rurale avec le défi de la refondation et de l’unité

La salle de réunion de la radio rurale de la Basse-Guinée, située au quartier Sinania, a servi de cadre ce mercredi 10 juin 2026 à la passation de service officielle entre le chef de station sortant, Abdoulaye Yattara, et son successeur, Mamadi Cissé.

Cette cérémonie protocolaire s’est déroulée en présence des autorités préfectorales, des cadres de la direction nationale de la radio rurale de Guinée et des travailleurs locaux de la station. Ce changement de commandement marque une étape cruciale pour ce média de proximité, considéré comme le pont essentiel entre l’administration et les citoyens de la cité des agrumes.Ce renouvellement à la tête de la station répond à une crise de gestion interne caractérisée par une baisse de productivité et des tensions relationnelles aiguës au sein du personnel. Selon Amadou Diallo, chef du service administratif et financier de la radio rurale de Guinée, la station souffrait d’un manque flagrant de cohésion et d’un phénomène de clanisme qui paralysait son fonctionnement. Le constat partagé par la direction générale est sans appel : sur les 21 agents titulaires que compte la structure, à peine 5 parvenaient encore à produire et animer des émissions, plongeant le média dans un recul technique et éditorial préoccupant.

Mamadi Cissé prend les rênes de la radio rurale avec le défi de la refondation et de l'unité
Face à ce constat, le nouveau chef de station, Mamadi Cissé, a placé sa prise de fonction sous le signe de la rupture et de la remobilisation générale de ses équipes. Pour redonner vie à la station, il entend restructurer immédiatement les instances fondamentales du média en relançant de manière stricte et régulière les conseils de rédaction et de production. Le nouveau directeur a fermement insisté sur le fait que la réussite de cette mission ne dépendrait pas d’un seul homme, mais d’une dynamique collective inclusive associant les fonctionnaires, les stagiaires et les collaborateurs extérieurs dans un esprit d’unité retrouvée.


Au-delà de la réorganisation humaine, le chantier prioritaire de la nouvelle direction repose sur une refonte profonde de la grille des programmes pour l’adapter aux réalités socio-économiques locales. Mamadi Cissé souhaite réinterroger les contenus actuels afin de vérifier s’ils respectent toujours la typologie historique de la radio rurale, notamment en ce qui concerne les émissions agro-pastorales qui doivent soutenir le monde paysan. L’autre grand défi éditorial consistera à concevoir des formats innovants et attractifs capables de capter l’intérêt de la jeunesse de Kindia, afin que toutes les générations se reconnaissent dans les programmes diffusés.


Le représentant du préfet de Kindia a cette cérémonie, Siba Toupouvogui, a décliné la feuille de route politique et sociale que les autorités attendent désormais de ce média public. Il a exhorté la nouvelle équipe à moderniser la radio à l’ère du numérique et à en faire un outil performant de service public, vecteur de sensibilisation dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’agriculture. Enfin, l’autorité préfectorale a rappelé que l’antenne devait impérativement demeurer un espace de dialogue constructif et un levier majeur pour la consolidation de la paix sociale et la promotion du vivre-ensemble dans toute la région.

Siba Toupouvogui

Kindia : Le préfet sensibilise sur les risques liés à la montée des eaux du barrage de Souapiti.

Kindia : Le préfet sensibilise sur les risques liés à la montée des eaux du barrage de Souapiti.

Face à la montée imminente des eaux avec l’arrivée des pluies, le préfet de Kindia, le Colonel Abdourahamane Keita, s’est rendu dans la sous-préfecture de Bangouya ce mardi 9 Juin. Accompagné de ses cadres techniques et d’un représentant de la direction générale de la SOGES SA le chargé des Communautés, l’autorité préfectorale est allée sensibiliser les populations riveraines du barrage de Souapiti sur les risques d’inondation.

Située à environ 45 kilomètres du chef-lieu de la préfecture, la sous-préfecture de Bangouya abrite des populations vivant le long du fleuve, directement impactées par les installations du barrage de Souapiti. Alors que l’hivernage s’installe, le préfet a tenu à rappeler l’urgence de libérer les emprises du projet pour éviter des drames humanitaires.

Le préfet sensibilise sur les risques liés à la montée des eaux du barrage de Souapiti.
« Nous sommes venus sensibiliser la population installée le long du fleuve. Par le passé, ces habitants ont subi d’importants dégâts et la majorité a déjà été indemnisée. Malheureusement, certaines personnes insistent pour rester dans la zone alors que les pluies sont là. Si elles ne partent pas, elles s’exposent à un danger s. C’est une démarche purement préventive », a expliqué le Colonel Abdourahamane Keita.

Si le processus de relogement a permis de construire de nouvelles habitations pour les personnes déplacées, le règlement des litiges liés aux cultures est encore en cours. Le préfet s’est voulu rassurant quant à la finalisation des paiements pour les derniers impactés.
« Pour ceux qui n’ont pas encore touché leurs compensations, la société prend toutes les dispositions nécessaires. Les maisons de relogement sont déjà construites ; ce sont les arbres fruitiers et les plantations restantes qui doivent être remboursés », a précisé le préfet.

Au-delà de l’évacuation des zones inondables, la mission s’est également penchée sur la sécurité de la navigation fluviale, devenue cruciale dans cette région lacustre. Des mesures fermes ont été annoncées concernant le transport par pirogue.
Désormais, le port du gilet de sauvetage est obligatoire. Des instructions strictes ont été données au sous-préfet ainsi qu’aux autorités locales : « Toute personne refusant de porter un gilet ne sera pas admise à bord. Personne ne doit s’embarquer sans cette protection aux points de traversée », a martelé le Colonel Keita.

Le préfet sensibilise sur les risques liés à la montée des eaux du barrage de Souapiti.

Selon l’autorité préfectorale, cette campagne s’inscrit dans la vision de paix sociale et de protection des citoyens prônée par le président de la République.
La démarche semble avoir porté ses fruits. À l’issue des échanges, qui se sont clôturés par des bénédictions d’usage, les représentants des riverains ont affirmé avoir pris la mesure du danger. Ils se sont engagés à quitter les lieux dans les plus brefs délais pour rejoindre les sites sécurisés.
Siba Toupouvogui