par admin | Juin 9, 2026 | Santé |
L’hôpital régional Dr Alpha Oumar Diallo de Kindia a organisé, mardi 10 mars 2026, une journée portes ouvertes pour présenter ses réformes et renforcer ses liens avec la population.
L’initiative, saluée par les habitants, a permis aux citoyens de découvrir les services de l’établissement, d’exprimer leurs préoccupations et de dialoguer directement avec les responsables afin d’améliorer la qualité de l’accueil et des soins.
Créé dans les années 1960 comme structure préfectorale et baptisé en 1996 en hommage au feu Dr Alpha Oumar Diallo, natif de Poredaka, l’hôpital joue aujourd’hui un rôle central dans le système de santé guinéen. Il assure la prise en charge des urgences, la formation continue du personnel et fait le lien entre les centres de santé primaires et les hôpitaux nationaux de Conakry.
Pour répondre aux besoins croissants de la population, l’établissement dispose d’une gamme de services spécialisés incluant chirurgie, pédiatrie, gynécologie-obstétrique, néonatologie, diabétologie, imagerie médicale et un centre de traitement des épidémies. Cette diversité technique limite les évacuations coûteuses vers la capitale.
Sous la direction du Dr Drissa Bina Konaré, l’hôpital a connu ces dernières années des transformations majeures notamment la construction d’un bloc d’urgences polyvalent, réhabilitation de la maternité et du laboratoire, et mise en service en 2025 d’une centrale d’oxygène médical. Ces investissements ont permis, en trois mois, de sauver près de 40 nouveau-nés prématurés et de prendre en charge plus de 500 accidentés de la route.
Le directeur général a rappelé l’engagement social de l’hôpital, qui a traité gratuitement près de 5 000 cas ces dernières années, se positionnant comme un filet de sécurité pour les plus vulnérables. L’objectif affiché est de transformer l’établissement en un pôle d’excellence capable de relever les défis sanitaires de demain.
AGP
par admin | Juin 9, 2026 | Eau & assainissement |
La préfecture de Kindia accueille, depuis ce mercredi matin 3 Juin, les travaux d’élaboration des schémas régionaux d’aménagement et du développement (SRAD) pour les régions de la Basse et de la Moyenne Guinée. Portée par le ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement à travers sa Direction nationale, cette initiative vise à doter le pays d’un cadre stratégique pour une gestion durable et équilibrée de l’espace national.
En présidant la cérémonie de lancement, le ministre du Plan, Ismaël Nabé, a souligné la portée historique de ce projet, rappelant que la Guinée n’avait pas actualisé ses schémas régionaux d’aménagement depuis plus de quarante ans.
« Cette cérémonie marque un tournant décisif dans notre dynamique collective pour une planification territoriale moderne, efficace et équilibrée de notre cher pays. Cet événement matérialise la volonté ferme du chef de l’État de refonder notre nation afin de tourner définitivement la page de l’autocratie et de l’impunité », a déclaré le ministre.
La rencontre s’est ouverte en présence de plusieurs autorités de premier plan, notamment le secrétaire général du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Mohamed Sikhé Camara. Ce dernier a insisté sur l’impact concret de ces schémas pour l’autonomie et l’avenir économique des collectivités.
Selon lui, cet outil permettra de valoriser les potentialités spécifiques de chaque région et de placer les territoires au cœur du développement national. Il a également précisé que cette démarche permettra à chaque zone de projeter son essor en lien direct avec les opportunités majeures offertes par le mégaprojet minier et infrastructurel de Simandou.
Ce séminaire de planification territoriale regroupe les gouverneurs, les préfets ainsi que les cadres techniques des régions administratives de Boké, Kindia, Mamou et Labé.
La Rédaction
par admin | Juin 9, 2026 | Infrastructures |
La deuxième journée de la revue annuelle de Agence Guinéenne de Presse (AGP) se poursuit ce vendredi dans la salle de conférence de l’hôtel Hôtel Moringa à Kindia, avec plusieurs panels consacrés aux enjeux économiques, aux infrastructures et au développement national.
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Après un premier panel axé sur le journalisme économique, animé par des professionnels des médias, notamment M. Doumbouya, Camara et Sylla, les échanges ont été marqués par l’intervention du Secrétaire général du ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Bachir Camara, autour du projet Simandou 2040.
Dans sa communication, le responsable ministériel a présenté les grandes orientations de ce programme stratégique, considéré comme l’un des plus importants projets de transformation économique de la Guinée. Il a notamment mis en avant les infrastructures majeures prévues dans le cadre du projet, parmi lesquelles la réalisation de deux voies ferrées destinées à soutenir le développement économique et industriel lié à l’exploitation du gisement de Simandou.
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Selon Bachir Camara, le projet Simandou 2040 représente une opportunité historique pour la Guinée, aussi bien en matière d’infrastructures que de création d’emplois et d’amélioration des conditions de vie des populations.
Le Secrétaire général a également évoqué les importantes retombées attendues dans les secteurs de l’énergie et de l’hydraulique. Il a annoncé une capacité énergétique estimée à 10 000 mégawatts ainsi que des perspectives d’amélioration de l’accès à l’eau potable dans plusieurs localités situées le long du corridor minier.
Au cours des échanges, la question du contenu local a été soulevée par le rédacteur de l’AGP, qui a insisté sur la nécessité de faire bénéficier toutes les régions du pays des retombées de ce gigantesque projet.
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Répondant à cette préoccupation, Bachir Camara a invité les participants à analyser les projets miniers à travers les réalités économiques et les proportions des investissements.
« Quand on parle de projets miniers, il faut toujours regarder les proportions et les faits, pas seulement les pourcentages. Si vous prenez 15 % sur des milliards de dollars, cela peut être supérieur à 49 % de 100 millions de dollars. Tout est une question d’échelle d’investissement et de production », a-t-il expliqué.
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Poursuivant son intervention, il a rappelé les changements enregistrés dans les zones minières ces dernières années.
« Prenons un exemple concret que je connais bien, car je suis un fils de cette région. J’y ai fait l’école primaire et le lycée. Aujourd’hui, regardez les centres de promotion professionnelle mis en place avec le ministère de l’Enseignement technique pour former des cadres locaux. Regardez les projets d’adduction d’eau pour les communautés. Comparez avec ce qui existait par le passé », a-t-il déclaré.
Le Secrétaire général a aussi mis l’accent sur l’attractivité croissante de la Guinée auprès des investisseurs internationaux.
« Aujourd’hui, tout le monde dit que la Guinée est une destination pour les investisseurs. À l’époque, ce n’était pas le cas. Le nombre d’investisseurs qui veulent accompagner le pays dans son développement est la preuve de la confiance que ce projet inspire », a-t-il affirmé.
Dans un message adressé aux professionnels des médias, Bachir Camara a plaidé pour un traitement équilibré et factuel des questions liées au développement national.
« Il s’agit de relater exactement ce qui a été fait et ce qui est en train de se faire. Personne ne se lève le matin avec l’intention de faire du mal à son pays. Notre ambition, c’est de transformer cette Guinée en un pays où il fait bon vivre. Ce n’est pas encore le paradis, mais c’est clairement la direction », a-t-il souligné.
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Il a enfin réaffirmé l’engagement des autorités à poursuivre les efforts de développement sous le leadership du Président de la République, Mamadi Doumbouya.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des réflexions menées en ce moment de la revue annuelle de l’AGP autour du rôle des médias dans l’accompagnement des grands projets de développement en Guinée.
AGP
par admin | Juin 9, 2026 | Agriculture |
Le gouvernement guinéen, à travers le Fonds de Développement Agricole (FODA), a accordé un prêt de 13 milliards de francs guinéens à la Fédération des planteurs de la filière fruits de la Basse-Guinée.
Ce financement vise à soutenir les producteurs, relancer la filière fruitière, et contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire du pays.
La cérémonie officielle de remise s’est tenue jeudi 4 septembre 2025, dans les locaux de la Direction préfectorale de l’Agriculture de Kindia. Elle a été présidée par Madame Mariame Ciré Sylla, ministre de l’Agriculture, en présence du ministre de l’Économie et des Finances, M. Mourana Soumah, ainsi que de plusieurs cadres du département et des services déconcentrés.
Depuis plusieurs années, la filière fruits en Basse-Guinée fait face à de sérieuses difficultés, notamment un manque de financement pour la production, la transformation et la commercialisation. Ce prêt revolving constitue une réponse concrète aux besoins urgents des producteurs.
« L’objectif est d’accompagner la fédération dans le renforcement de ses capacités techniques et financières, afin de lui permettre d’acquérir les intrants nécessaires à l’exploitation de 250 hectares d’ananas. La Guinée dispose d’un avantage compétitif dans cette filière. Il est temps de la relancer pour promouvoir la production locale, mais aussi l’exportation de nos fruits », a déclaré la ministre Mariame Ciré Sylla.
Du côté des bénéficiaires, la satisfaction est palpable. Moussa Camara, président de la fédération, a salué ce soutien de l’État et promis une gestion rigoureuse et transparente du fonds.
« C’est un prêt revolving destiné à la mise en valeur de 250 hectares d’ananas, mais notre ambition est bien plus grande. Nous visons, à terme, 4 000 hectares. Réussir, c’est rembourser ce prêt et prouver à l’État notre capacité de gestion. Ce programme pilote doit être un succès », a-t-il affirmé.
Il a également annoncé la mise en place d’un mécanisme interne de sélection, afin que les fonds soient attribués à des producteurs capables de rembourser et de faire prospérer durablement la filière.
Grâce à ce financement, les planteurs de la Basse-Guinée espèrent non seulement relancer la production d’ananas, mais aussi diversifier leurs cultures, avec l’ambition de faire de la Guinée un acteur compétitif sur le marché sous- régional et international des fruits.
AGP