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Manquépa, Commune Urbaine de Kindia

Kindia : Le pont de Kenendé cède face à l’érosion, la population plongée dans l’impasse.

Kindia : Le pont de Kenendé cède face à l’érosion, la population plongée dans l’impasse.

L'infrastructure stratégique reliant les quartiers de Kenendé et de Fissa a gravement cédé ce mardi 23 juin, coupant une voie de circulation majeure.

Alors que les usagers font face à un surcoût financier lié aux déviations, les autorités locales tentent de parer au plus pressé en attendant une reconstruction par le ministère de tutelle a constaté notre correspondant sur place.

C’est un coup dur pour les habitants de la commune urbaine de Kindia. Ce mardi 23 juin, le pont de Kenendé, un ouvrage de franchissement crucial qui relie le quartier Kenendé à celui de Fissa, a cédé. En cause : les effets conjugués d'une érosion agressive et le passage répété de véhicules gros porteurs.

Interpellé tôt le matin par le chef de quartier de Kenendé, le Directeur préfectoral des infrastructures et des travaux publics, Garanké Keita, s'est rendu sur les lieux pour évaluer l'ampleur des dégâts. Un camion a littéralement emporté le platelage (la structure de surface) du pont, rendant toute traversée impossible.

« Je suis venu faire le constat. Comme vous le constatez, il y a déjà la structure qui lâche, qui a commencé à lâcher. Il y a déjà une érosion qui est en train de faire ses effets. Si cette saison passe et qu'on n'arrive pas à prendre en compte ce pont, la saison prochaine, je crois qu'il ne sera plus du tout praticable », a alerté M. Keita.

Face à l'urgence de la situation, le directeur préfectoral a indiqué avoir immédiatement alerté sa hiérarchie à Conakry, et plus particulièrement le ministère des Infrastructures et des Travaux publics, dont il attend désormais le retour et l'inscription de l'ouvrage dans un programme de reconstruction définitive.

En attendant que les grands travaux démarrent, le quotidien des habitants s'est brutalement complexifié. Forcés de contourner la zone pour rallier les deux rives, les citoyens doivent emprunter des voies de déviation plus longues. Ce détour forcé se traduit par une augmentation immédiate des tarifs de transport, une charge financière supplémentaire difficile à supporter pour les ménages dans le contexte économique actuel.

A la question de savoir si des mesures immédiates peuvent être prises pour soulager la population, Garanké Keita mise sur la débrouille et la solidarité locale, comme ce fut le cas lors d'un précédent incident où un soudeur volontaire était intervenu.

« Ce qui peut se faire dans l'immédiat, je vais me concerter avec le chef du quartier pour voir si on peut trouver un soudeur qui peut venir souder pour que le passage soit temporairement assuré. Parce que de sitôt, on ne peut pas faire plus... C’est ce qu’on peut faire maintenant là, en attendant la programmation d'un nouveau pont ici », a-t-il tempéré.

Pour l’heure, les regards restent tournés vers le ministère des Infrastructures. En attendant qu’une solution pérenne sorte de terre, les citoyens des deux quartiers touchés n'ont d'autre choix que de prendre leur mal en patience, suspendus à une passerelle de fortune.

siba Toupouvogui