par Préfecture de Kindia | Mai 11, 2026 | Politique |
Lancé le 4 février dernier, le vaste programme de formation des agents de l’État se poursuit dans la cité des agrumes. Cette initiative, qui touche les gouvernorats de Conakry, Kindia et Mamou, ambitionne de transformer en profondeur les méthodes de travail au sein de l’administration régionale et préfectorale.
L’efficacité administrative n’est plus une option, mais une nécessité. C’est dans cette optique que des cadres régionaux et préfectoraux sont actuellement réunis à Kindia pour une session intensive de renforcement de capacités. Au programme : gouvernance, leadership, gestion administrative et techniques modernes de management public.
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| Faya Mamadouno Chef de Cabinet de la préfecture de Kindia
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Pour les bénéficiaires, cette mise à niveau est une opportunité majeure d’aligner leurs pratiques professionnelles sur les exigences de performance actuelles. Faya Mamadouno, chef de cabinet de la préfecture de Kindia, ne cache pas sa satisfaction :
« C’est un ouf de soulagement pour les cadres de la préfecture de Kindia. La performance dans l’administration publique passe nécessairement par le renforcement des capacités des cadres afin qu’ils soient mieux outillés pour répondre aux aspirations et à la vision de la hiérarchie. L’administration est au service du peuple. C’est un instrument mis à la disposition des populations pour satisfaire leurs besoins ».
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| Diakaria Barry, directeur des ressources humaines du gouvernorat de Kindia, |
Même constat du côté du gouvernorat, où l’on mise sur une amélioration immédiate de la qualité du service rendu aux usagers. Diakaria Barry, directeur des ressources humaines du gouvernorat de Kindia, souligne l’impact attendu :
« Nous participons à une formation qui s’inscrit dans la mise en œuvre du renforcement des capacités des cadres régionaux afin d’améliorer leurs prestations. À la sortie de cette formation, nous espérons une réelle amélioration des compétences des cadres régionaux ».
Financé par le partenaire Enabel via le projet FRIT, ce programme piloté par l’École Nationale d’Administration (ENA) se distingue par une approche pédagogique concrète. Il ne s’agit pas seulement de théorie, mais d’un accompagnement de proximité.
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| Mamadou Binta Sylla, coordonnateur du projet et chef du département Recherche et Formation à l’ENA |
Mamadou Binta Sylla, coordonnateur du projet et chef du département Recherche et Formation à l’ENA, détaille les contours de cette mission :
« Nous sommes à Kindia dans le cadre de la poursuite des activités de formation démarrées le 4 février 2026. Le parcours d’acquisition de compétences a été lancé dans les régions de Conakry, Kindia et Mamou. […] Ce projet est financé par notre partenaire Enabel à travers le projet FRIT. Il consiste à former 270 cadres de l’administration publique, dont 80 pour Conakry, 80 pour le gouvernorat de Kindia, 30 pour la préfecture de Kindia et 80 pour le gouvernorat de Mamou. Chaque groupe bénéficiera de quatre modules de formation, avec un module commun consacré au coaching. La particularité de cette initiative réside dans le fait qu’en plus des formations théoriques en salle, les formateurs accompagneront les cadres directement dans leurs services. Nous souhaitons que les bénéficiaires acquièrent des compétences pratiques capables d’impacter positivement leurs services et qu’ils sortent de cette formation avec des projets concrets au profit des citoyens guinéens ».
En couplant les sessions en salle à un coaching personnalisé sur le lieu de travail, ce programme espère briser les vieux réflexes bureaucratiques pour laisser place à une administration de résultats. Pour les citoyens de Kindia, le changement devrait se faire sentir dès le retour des cadres dans leurs bureaux respectifs.
Naby Moussa
par Préfecture de Kindia | Mai 11, 2026 | Jeunesse, Société |
Dans la cité des agrumes, le secteur du lavage automobile et de motos est devenu bien plus qu’un simple service de proximité. C’est aujourd’hui un véritable filet de sécurité sociale pour des dizaines de jeunes, élèves ou déscolarisés, qui troquent l’oisiveté contre le jet d’eau et le savon.
À Kindia, l’activité de lavage d’engins roulants foisonne dans presque tous les quartiers. Derrière le Centre de Formation Professionnelle (CFP) de Manquepas, l’ambiance est à l’effervescence. Ici, un ancien migrant de retour au pays a transformé un terrain vague en une entreprise solidaire. Son initiative emploie aujourd’hui plus de vingt personnes.
Le succès de ces centres repose sur un contrat de confiance et de partage équitable des revenus. Le promoteur du site de Manquepas explique sa démarche avec clarté :
« J’ai vécu assez longtemps à l’extérieur, mais depuis mon retour au pays, j’ai créé cette activité de lavage. Aujourd’hui, je me débrouille bien et plus de vingt jeunes travaillent avec moi ici. Nous lavons les voitures à 30 000 francs guinéens et les motos entre 10 000 et 15 000 francs selon les cas. Les revenus sont partagés à 50 %. Par exemple, pour une moto lavée à 15 000 francs, le jeune prend 7 500 et moi également. Pour une voiture à 30 000 francs, chacun reçoit 15 000 francs. Nous invitons les jeunes à ne pas rester dans les bars-cafés sans rien faire. Il faut se battre dans la vie et ne pas toujours attendre l’aide de l’État. L’aventure n’est pas facile ».
Au-delà de l’aspect financier, ces centres de lavage jouent un rôle éducatif et préventif. Pour Mamadou Oury Diallo, encadrer ces jeunes est une mission citoyenne. En les occupant sainement, on les éloigne des tentations de la rue.
« Nous travaillons avec ces enfants pour qu’après l’école, ils ne restent pas à la maison sans occupation. Ils viennent ici laver les engins afin de subvenir à leurs besoins et participer aux frais de leurs études. Cela permet aussi d’éviter la délinquance. Mais parfois, nous sommes confrontés à des malentendus avec certains enfants difficiles à gérer. Nous n’acceptons pas ce genre de comportements ici » martèle-t-il.
Pour les jeunes travailleurs, comme Fodé Soumah, cette activité est synonyme de dignité. Entre ses heures de cours et ses responsabilités familiales, il trouve dans le lavage un équilibre financier non négligeable.
« Quand je quitte l’école l’après-midi, je viens laver les engins roulants pour ne pas rester les bras croisés à la maison. Cela permet aussi d’éviter la délinquance, car rester sans rien faire peut conduire au banditisme. Ici, je travaille tranquillement sans stress. Après avoir payé la part du propriétaire, je rentre à la maison. Certains jours, je peux gagner entre 20 000 et 100 000 francs guinéens. Mais nous rencontrons beaucoup de difficultés, surtout le manque d’eau pendant la saison sèche. Parfois, nous restons sans travailler à cause de cela. J’invite aussi mes collègues à éviter l’oisiveté et à apprendre une activité après les cours, même si ce n’est pas le lavage ».
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Si le secteur offre une alternative réelle à la précarité, il reste tributaire des aléas saisonniers. Le manque d’eau en saison sèche demeure le principal frein à l’épanouissement total de cette micro-économie. Néanmoins, l’exemple de Kindia prouve qu’avec de la volonté et une organisation rigoureuse, la jeunesse guinéenne est capable de se forger un destin, un seau à la main.
La rédaction
par Préfecture de Kindia | Mai 11, 2026 | Cultures |
Ce samedi 9 mai 2026, la Maison des Jeunes de Kindia a servi de cadre à une conférence de presse déterminante pour l’avenir culturel de la région. Les organisateurs des « 72H de Kania Soli » y ont dévoilé les enjeux et les ambitions de la 7ᵉ édition, affichant une volonté claire : porter cet événement au-delà des frontières guinéennes.
Véritable pilier de l’identité locale, cette 7ᵉ édition se veut celle de la maturité. L’objectif central reste de fédérer les fils et filles de la région autour d’un idéal commun : la promotion du patrimoine culturel kanianais, incarné par la danse traditionnelle Soli.
Fort de cette nouvelle dimension, le commissaire général de l’événement, l’honorable Sorel Keïta, a profité de cette tribune pour lancer une invitation officielle au président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya.
« Nous souhaitons vivement que le Chef de l’État soit présent à nos côtés. Ce projet s’inscrit pleinement dans la dynamique du « Branding Guinée » qu’il porte avec conviction. Sa présence apporterait un soutien institutionnel majeur et une autorité qui garantiraient le succès international de l’événement », a-t-il plaidé, rappelant que ce rendez-vous manqué les années précédentes est aujourd’hui plus attendu que jamais.
Pour Djènè Keïta, présidente de l’Association des « Kania Diyé », l’ambition dépasse la simple célébration festive. Le festival doit devenir un outil de développement économique et social pour la préfecture.
« Nous voulons faire du Kania Soli un événement de référence internationale. L’idée est de rassembler tous les natifs de Kindia pour qu’ils se donnent la main afin de bâtir l’avenir de notre ville », a-t-elle souligné. Elle a également lancé un vibrant appel à la population pour une mobilisation massive, rappelant que « le Kania Soli appartient désormais à toute la Guinée ».
Avec une organisation qui se professionnalise d’année en année, les « 72H de Kania Soli » s’imposent comme le rendez-vous culturel phare de la saison. Entre promotion des traditions et volonté de modernité, Kindia s’apprête à offrir au monde un spectacle qui célèbre l’unité et la fierté d’un peuple.
SIBA TOUPOUVOGUI