Un atelier de renforcement des capacités des acteurs de l'administration territoriale s'est ouvert, jeudi 23 juillet, dans la salle de réunion de la préfecture de Kindia. La rencontre réunit les sous-préfets, les secrétaires généraux des communes ainsi que les receveurs communaux de la préfecture.
La cérémonie a connu la présence du préfet de Kindia, le colonel Abdoulrahmane Keïta, du gouverneur de la région administrative de Kindia, le contrôleur général de police Mamadou Camara, qui a procédé au lancement officiel des travaux.
Cette session de formation a pour objectif de renforcer les compétences des responsables administratifs locaux afin d'améliorer la gouvernance territoriale, la gestion administrative et financière des collectivités, ainsi que la qualité des services rendus aux citoyens. Elle constitue également un cadre d'échanges d'expériences entre les différents acteurs de l'administration territoriale.
Prenant la parole, le maire de la commune rurale de Friguiagbé, Elhadj Nabylaye Soumah, a salué l'organisation de cet atelier, estimant que la thématique retenue répond aux besoins actuels des collectivités locales.
« Cette formation est une excellente initiative. Elle permettra aux sous-préfets, aux maires, aux receveurs communaux et aux secrétaires généraux de mieux comprendre leurs rôles et responsabilités. Nous serons ainsi mieux outillés pour servir nos populations et contribuer efficacement au développement local », a-t-il déclaré.
Pour le facilitateur de l'atelier, Elhadj Mamadou Lamarana Ditin Barry, cette initiative intervient à un moment opportun, marqué par l'installation de nouveaux exécutifs communaux.
« Il est important que les élus et les cadres des collectivités maîtrisent les attributions de chaque acteur afin d'éviter les conflits de compétences, les incompréhensions et les rivalités susceptibles d'entraver le bon fonctionnement des administrations locales », a-t-il expliqué.
Dans son allocution d'ouverture, le gouverneur de la région administrative de Kindia, le contrôleur général de police Mamadou Camara, a insisté sur la nécessité d'une collaboration harmonieuse entre les différents responsables territoriaux.
« Cette session permettra de clarifier les attributions de chacun afin d'éviter les conflits de compétences entre les maires, les sous-préfets, les receveurs communaux et les secrétaires généraux. Les administrations communales doivent fonctionner dans un esprit de collaboration, de transparence et d'efficacité, tout en préservant la paix, la cohésion sociale et la stabilité dans les collectivités », a-t-il indiqué.
À travers cette initiative, les autorités administratives entendent doter les responsables locaux des connaissances et outils nécessaires pour relever les défis du développement local, promouvoir une gouvernance de proximité efficace et renforcer la transparence dans la gestion des collectivités.
Au lendemain du décès de Mamadou Djouma Bah, 18 ans, élève en terminale sciences mathématiques au Groupe scolaire Souleymane Thiam et récemment condamné pour fraude lors des épreuves du baccalauréat unique, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Kindia, Mamadou Bhoye Diallo, a apporté des précisions sur les circonstances de sa mort afin de lever les interrogations suscitées par cette affaire.
Face à la presse, le magistrat a expliqué que sa prise de parole s’inscrivait dans le cadre de sa mission d’information du public afin de prévenir la propagation de fausses informations.
« Conformément à l’article 8 du Code de procédure pénale, le procureur de la République peut prendre la parole devant les journalistes pour éclairer la lanterne du public, pour éviter des désinformations et de donner des informations erronées », a-t-il déclaré.
Revenant sur le dossier de Mamadou Djouma Bah, le procureur a confirmé que le défunt figurait parmi les candidats condamnés pour fraude aux examens nationaux. Il a toutefois insisté sur le fait que le jeune homme n’est pas décédé en milieu carcéral.
Selon le procureur, le candidat souffrait d’un état de santé préoccupant qui a nécessité une prise en charge médicale. Informé de cette situation par le régisseur de la maison d’arrêt, il affirme avoir ordonné son transfert à deux reprises à l’hôpital régional de Kindia. Devant l’absence d’amélioration de son état, le magistrat indique avoir autorisé sa remise à sa famille afin qu’il poursuive les soins auprès de son médecin traitant.
« Malheureusement, il est décédé suite à la maladie qu’on appelle le rhumatisme, mais il n’est pas décédé en prison (…). C’est entre les mains de son médecin traitant qu’il est décédé », a-t-il précisé.
Le procureur a également indiqué que, selon les informations communiquées par les proches du défunt, Mamadou Djouma Bah souffrait déjà de cette affection avant son arrivée à Kindia, alors qu’il résidait à Dalaba.
Tout en exprimant sa compassion à l’égard de la famille endeuillée, Mamadou Bhoye Diallo, a affirmé que l’institution judiciaire n’avait jamais souhaité une telle issue.
« Nous sommes navrés et désolés, parce que personne ne peut souhaiter une telle épreuve à son prochain. Nous aurions souhaité qu’il purge sa peine, revienne dans la société et reprenne normalement son parcours scolaire », a-t-il déclaré.
Interpellé sur les critiques visant la sévérité de la condamnation prononcée contre le candidat, le procureur a rappelé le principe d’indépendance de la justice. Il a souligné qu’en tant que magistrat du parquet, il ne lui appartenait pas de commenter ou de remettre en cause une décision rendue par le tribunal.
Il a indiqué que le ministère public n’avait pas interjeté appel, estimant que la peine prononcée correspondait au minimum prévu par les dispositions légales applicables en matière de fraude aux examens.
Cette mise au point intervient alors que le décès de Mamadou Djouma Bah continue de susciter une vive émotion à Kindia et à travers le pays. L’affaire relance le débat sur la répression de la fraude aux examens nationaux, tout en soulevant des interrogations sur la prise en charge sanitaire des personnes placées sous-main de justice.
Les fortes précipitations enregistrées ces dernières heures de ce dimanche 29 juillet sur la commune urbaine de Kindia ont provoqué d'importantes inondations dans plusieurs quartiers de la ville. Les secteurs de Yéolé, Caravansérail et Abattoir figurent parmi les plus durement touchés, où les eaux ont envahi de nombreuses habitations, causant d'importants dégâts matériels et plongeant plusieurs familles dans une situation difficile.
Dès les premières heures de la journée, les pluies diluviennes ont entraîné une montée rapide des eaux dans plusieurs zones de la ville. À Yéolé, Caravansérail et Abattoir, les habitants ont été surpris par la violence des inondations, certains tentant de sauver leurs effets personnels tandis que d'autres ont vu leurs concessions complètement envahies par les eaux.
Bien qu'aucune perte en vie humaine n'ait été officiellement signalée pour le moment, les dégâts matériels sont déjà considérables. Plusieurs ménages ont perdu une partie de leurs biens, tandis que les déplacements restent fortement perturbés dans plusieurs secteurs de la commune.
Ces nouvelles inondations rappellent, une fois encore, la vulnérabilité de certains quartiers de Kindia, notamment ceux situés à proximité des marigots ou dans des zones naturellement inondables. Elles relancent également le débat sur le respect des règles d'urbanisation, l'occupation des emprises des cours d'eau et la nécessité de renforcer les ouvrages d'assainissement afin de limiter les conséquences des fortes pluies.
Il convient de rappeler que, dans le cadre des actions de prévention menées récemment, des campagnes de sensibilisation avaient été organisées auprès des populations vivant dans les zones à haut risque. Ces initiatives visaient à informer les riverains des dangers liés à l'occupation des emprises des marigots et des espaces exposés aux inondations, particulièrement durant l'hivernage.
Face à cette situation, les volontaires de ANGUCHa à sa tête Fanta Sylla la Coordinatrice , en collaboration avec les autorités locales et les services techniques compétents, se sont mobilisés sur le terrain. Ils procèdent actuellement à l'évaluation des dégâts, au recensement des ménages sinistrés et à la collecte des informations nécessaires afin de faciliter les interventions en faveur des populations affectées.
Au-delà des quartiers les plus touchés, des cas d'inondation sont également signalés dans plusieurs autres secteurs de la commune urbaine, laissant présager un bilan plus important. Les équipes déployées poursuivent leur travail de collecte et de vérification des informations.
Les autorités invitent par ailleurs les populations à faire preuve de vigilance, à éviter les zones à risque et à respecter les consignes de sécurité en attendant l'amélioration des conditions météorologiques.
Un bilan officiel plus détaillé sera communiqué dès que l'ensemble des données recueillies sur le terrain aura été consolidé a t-elle confié.
La nouvelle équipe dirigeante de la commune rurale de Mambia poursuit la mise en œuvre de son programme d'actions. Quelques jours seulement après son installation, elle a tenu, ce jeudi 16 juillet 2026, sa deuxième session ordinaire du conseil communal, en présence des autorités administratives locales.
Les travaux ont été présidés par le Directeur préfectoral de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation (DPATD), représentant le préfet de Kindia accompagné par son homologue du plan et de la coopération internationale. La rencontre a réuni les conseillers communaux, les responsables des services déconcentrés de l'État ainsi que plusieurs chefs de district.
Cette session a constitué un cadre d'échanges sur les principales priorités de développement de la commune, notamment la validation des actes communaux. Les conseillers ont examiné plusieurs points inscrits à l'ordre du jour, portant entre autres sur le fonctionnement de l'administration communale, la planification des activités, la gestion des ressources locales et les défis auxquels la collectivité est confrontée.
Dans son intervention, le représentant du préfet, Fodé Bakary Camara, a salué la tenue de cette session, qu'il considère comme un signe de l'engagement de la nouvelle équipe communale à promouvoir une gouvernance de proximité.
« Il a été question, tout d'abord, de présenter l'ensemble des conseillers, mais aussi de présenter le règlement intérieur et de le faire adopter. Ensuite, il sera question de présenter le programme des trois prochains mois. Le constat est vraiment satisfaisant, dans la mesure où tout s'est déroulé dans le calme. Comme je l'ai dit tout à l'heure dans la salle, depuis le début du processus jusqu'à aujourd'hui, aucun incident n'a été enregistré à Mambia. La hiérarchie est très satisfaite et nous les avons félicités. Le souhait de la hiérarchie est que tout se passe dans le calme, l'entente et la cohésion », a souligné le Directeur préfectoral du MATD.
De son côté, le maire de la commune rurale de Mambia a réaffirmé la volonté de son équipe de placer le développement local au cœur de son action. Il s'est engagé à promouvoir une gestion participative et à renforcer la collaboration avec les partenaires techniques, les services de l'État et les citoyens afin de relever les nombreux défis de la commune.
« L'adoption du plan d'action que nous avons élaboré pour les mois à venir est très importante. Pour bien travailler et mettre en œuvre notre planification, ce document doit être adopté par les conseillers. Nous sommes 29 conseillers, et chacun sera réparti dans une commission afin de contribuer efficacement au développement de notre commune et d'honorer la confiance que les populations ont placée en nous. Mambia compte environ 42 000 habitants. Nous avons été choisis pour travailler, pas pour rester assis », a déclaré le nouveau maire de la commune rurale de Mambia, Sékouba Camara.
La tenue de cette deuxième session ordinaire traduit la volonté des nouvelles autorités communales d'inscrire leur mandat dans une dynamique de bonne gouvernance, de concertation et de développement durable au bénéfice des populations de Mambia.
La sous-préfecture de Friguiabgé, précisément dans le district de Moriady, accueille actuellement le lancement de la deuxième phase du programme d’inclusion productive « NAFA », piloté par l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES).
Cette nouvelle étape franchit un cap décisif avec le démarrage d'une formation intensive axée sur les compétences de vie et le micro-entrepreneuriat. L'objectif global de cette initiative gouvernementale est d'accompagner durablement les populations vivant dans l’extrême pauvreté en leur fournissant les outils indispensables pour développer des activités génératrices de revenus (AGR) adaptées à leurs réalités locales.
Déployé dans neuf préfectures pilotes, ce programme d’envergure cible un total de 15 174 ménages bénéficiaires, structurés au sein de 725 groupements d’épargne baptisés « NAFA SERE ».
À l'issue de la formation théorique, l'ANIES passera à la phase opérationnelle en octroyant à chaque ménage une subvention productive directe de 2 millions de francs guinéens (GNF).
À titre d'exemple, pour un groupement d'épargne composé de 19 membres, ce sont 38 millions de GNF qui seront injectés pour financer des projets entrepreneuriaux individuels ou collectifs, matérialisant ainsi la transition vers l'autonomie financière.
En amont de ces subventions, le programme s'appuie sur la dynamique interne des Associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC).
Selon Issiaga Conté, chargé des questions d'inclusion productive à l'ANIES, ces 725 groupements ont déjà réussi à mobiliser, sur fonds propres, plus de 2 milliards de GNF à ce jour.
Cette épargne communautaire permet d'ores et déjà de lever les barrières financières d'accès au crédit pour les bénéficiaires, qui utilisent ces ressources locales, notamment en cette période de semailles, pour renforcer leurs activités agricoles et commerciales sans dépendre exclusivement de l'aide extérieure.
Sur le plan pédagogique, la formation est assurée par l'ONG Performance Afrique Guinée, qui mise sur une méthodologie d'apprentissage simplifiée et participative. À travers des outils visuels comme des boîtes à images et des simulations de jeux d'entreprises, les formateurs guident les participantes, constituées exclusivement de femmes sur ce site, vers la maîtrise de la gestion financière de base. L'objectif final de cette session de six jours est de permettre à chaque bénéficiaire de concevoir son propre plan d'affaires, lui garantissant ainsi une feuille de route claire pour planifier et pérenniser ses activités économiques.
Enfin, la réussite à long terme de ce modèle de graduation repose sur l'implication active des autorités locales de Kindia, qui se positionnent en garantes de la pérennisation du projet.
Représentant le préfet, Faya Mamadouno a réaffirmé l'engagement de l'administration territoriale à assurer un suivi rigoureux sur le terrain à travers la production régulière de rapports d'évaluation et des visites de contrôle. Pour les autorités locales, cette autonomisation des femmes, considérées comme le véritable baromètre socio-économique des familles, constitue un levier indispensable pour assurer une sortie définitive et mesurable de la pauvreté.