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Manquépa, Commune Urbaine de Kindia

Les 11 collectivités locales de la Préfecture de Kindia : piliers du développement territorial et de la gouvernance locale

Les 11 collectivités locales de la Préfecture de Kindia : piliers du développement territorial et de la gouvernance locale

 

Les 11 collectivités locales de la Préfecture de Kindia

 

La Préfecture de Kindia, située au cœur de la région
administrative de Kindia en République de Guinée, joue un rôle stratégique dans
l’organisation administrative, le développement local et la coordination des
services publics. À travers ses collectivités locales, elle assure la proximité
entre l’administration et les citoyens, tout en favorisant la participation
communautaire au développement socio-économique du territoire.

La préfecture de Kindia compte onze (11) collectivités
locales réparties entre la commune urbaine et les communes rurales. Ces
collectivités constituent les principaux cadres d’administration de proximité,
de mobilisation communautaire et de mise en œuvre des politiques publiques au
niveau local.

Une organisation territoriale au
service des populations

Les collectivités locales de Kindia ont pour mission
essentielle d’assurer la gestion des affaires locales, le développement
communautaire, l’aménagement du territoire, la promotion des services sociaux
de base ainsi que l’amélioration des conditions de vie des populations.

Sous l’autorité administrative de la Préfecture de
Kindia, ces collectivités travaillent en étroite collaboration avec les
services déconcentrés de l’État, les partenaires techniques et financiers, les
organisations communautaires ainsi que les acteurs du développement local.

Les 11 collectivités locales de la
Préfecture de Kindia

1. La Commune Urbaine de Kindia

Chef-lieu de la préfecture et principal centre
administratif, économique et commercial, la Commune Urbaine de Kindia constitue
le cœur institutionnel de la préfecture. Elle concentre les principales
infrastructures administratives, éducatives, sanitaires et commerciales de la
ville.

2. La Commune Rurale de Damakania

Située dans une zone à forte vocation agricole,
Damakania se distingue par ses activités agropastorales et son potentiel en
matière de développement rural et communautaire.

3. La Commune Rurale de Friguiagbé

Friguiagbé est reconnue pour ses importantes activités
agricoles et minières. La collectivité joue un rôle essentiel dans la promotion
de l’économie locale et la préservation des ressources naturelles.

4. La Commune Rurale de Kolenté

La commune rurale de Kolenté bénéficie d’un important
potentiel agricole et commercial grâce à sa position géographique favorable et
à ses échanges avec les localités voisines.

5. La Commune Rurale de Madina Oula

Dotée d’importantes terres agricoles et de ressources
naturelles, Madina Oula représente un espace stratégique pour les initiatives
de développement agricole, environnemental et communautaire.

6. La Commune Rurale de Mambia

Mambia occupe une place importante dans les activités
économiques de la préfecture, notamment grâce à ses ressources minières, ses
activités commerciales et son dynamisme communautaire.

7. La Commune Rurale de Samayah

Cette collectivité se caractérise par ses activités
agricoles, artisanales et son implication dans les initiatives de développement
local participatif.

8. La Commune Rurale de Souguéta

Souguéta constitue une zone à fort potentiel
agroécologique. Les autorités locales y multiplient les actions visant à
renforcer les infrastructures communautaires et les services sociaux de base.

9. La Commune Rurale de Molota

Réputée pour son dynamisme agricole, Molota participe
activement à l’approvisionnement des marchés locaux en produits vivriers et
agricoles.

10. La Commune Rurale de Bangouyah

Bangouyah joue un rôle important dans la cohésion
sociale, la promotion de l’agriculture familiale et les activités de
développement communautaire.

11. La Commune Rurale de Linsan

Située sur un axe routier stratégique, Linsan
représente un important carrefour économique et commercial reliant plusieurs
localités de la région.

Des collectivités engagées pour le
développement local

Les collectivités locales de la Préfecture de Kindia
participent activement à la mise en œuvre des politiques nationales de
décentralisation et de gouvernance locale. Elles interviennent notamment dans :

  • la
    gestion des infrastructures communautaires ;
  • l’éducation
    et la sensibilisation citoyenne ;
  • l’assainissement
    et la protection de l’environnement ;
  • le
    développement agricole et rural ;
  • la
    promotion de la paix sociale et de la cohésion communautaire ;
  • l’appui
    aux initiatives économiques locales ;
  • la
    mobilisation des ressources locales.

Grâce à l’engagement des autorités locales, des
partenaires et des communautés, les collectivités de Kindia contribuent
quotidiennement à la modernisation de l’administration locale et au
développement durable de la préfecture.

Une vision tournée vers l’avenir

Conseil d'administration de la prefecture de Kindia

La Préfecture de Kindia poursuit ses efforts pour
renforcer la gouvernance locale, améliorer les services publics de proximité et
accompagner les collectivités dans leurs projets de développement. L’objectif
est de bâtir des collectivités plus résilientes, inclusives et capables de
répondre efficacement aux besoins des populations.

 

À travers ces onze collectivités locales, la
Préfecture de Kindia affirme sa volonté de promouvoir une administration de
proximité efficace, participative et orientée vers le progrès social et
économique de l’ensemble de son territoire.

Par la rédaction.

Kindia : Célébration du mérite scolaire, la vice-championne nationale de Slam reçue à la Préfecture

Kindia : Célébration du mérite scolaire, la vice-championne nationale de Slam reçue à la Préfecture

 

Kadiatou Diallo, élève en
terminale Sciences Sociales au Groupe scolaire privé Hadja Djenaba Cherif et vice-championne
de la 8e édition du Championnat national interscolaire de Slam (2026), a
officiellement présenté son trophée aux autorités préfectorales de Kindia.
Accompagnée par M. Bangoura Alpha Oumar, ambassadeur des « 72 Heures du
Livre » à Kindia, elle a été reçue en audience solennelle ce lundi 11 mai lors
du conseil de cabinet hebdomadaire.

L’événement a été marqué par la présentation de
sa distinction au Préfet, le Colonel Abdourahamane Keïta, ainsi qu’à
l’ensemble des cadres administratifs de la région.

Kindia : Célébration du mérite scolaire, la vice-championne nationale de Slam reçue à la Préfecture

Points
saillants de la rencontre :

  • Appel à l’excellence féminine : Les
    membres du conseil ont unanimement félicité la lauréate. Ils ont saisi
    cette opportunité pour encourager les jeunes filles à s’investir
    pleinement dans leurs études en suivant ce modèle de réussite.
  • Plaidoyer pour la culture : En
    prenant la parole, la vice-championne a sollicité l’appui institutionnel
    des autorités pour la promotion et la vulgarisation du Slam, un art
    oratoire en pleine expansion en Guinée.
  • Engagement des autorités : Le
    Préfet a réitéré son soutien à la jeunesse talentueuse de Kindia,
    soulignant que la culture et l’éducation demeurent les piliers essentiels
    du développement local.
Kindia : L’administration publique fait sa mue grâce au renforcement des capacités des cadres

Kindia : L’administration publique fait sa mue grâce au renforcement des capacités des cadres

Kindia : L'administration publique fait sa mue grâce au renforcement des capacités des cadres

Lancé le 4 février dernier, le vaste programme de formation des agents de l’État se poursuit dans la cité des agrumes. Cette initiative, qui touche les gouvernorats de Conakry, Kindia et Mamou, ambitionne de transformer en profondeur les méthodes de travail au sein de l’administration régionale et préfectorale.

L’efficacité administrative n’est plus une option, mais une nécessité. C’est dans cette optique que des cadres régionaux et préfectoraux sont actuellement réunis à Kindia pour une session intensive de renforcement de capacités. Au programme : gouvernance, leadership, gestion administrative et techniques modernes de management public.

Faya Mamadouno Chef de Cabinet de la préfecture de Kindia 

Pour les bénéficiaires, cette mise à niveau est une opportunité majeure d’aligner leurs pratiques professionnelles sur les exigences de performance actuelles. Faya Mamadouno, chef de cabinet de la préfecture de Kindia, ne cache pas sa satisfaction :

« C’est un ouf de soulagement pour les cadres de la préfecture de Kindia. La performance dans l’administration publique passe nécessairement par le renforcement des capacités des cadres afin qu’ils soient mieux outillés pour répondre aux aspirations et à la vision de la hiérarchie. L’administration est au service du peuple. C’est un instrument mis à la disposition des populations pour satisfaire leurs besoins ».

Diakaria Barry, directeur des ressources humaines du gouvernorat de Kindia,

Même constat du côté du gouvernorat, où l’on mise sur une amélioration immédiate de la qualité du service rendu aux usagers. Diakaria Barry, directeur des ressources humaines du gouvernorat de Kindia, souligne l’impact attendu :

« Nous participons à une formation qui s’inscrit dans la mise en œuvre du renforcement des capacités des cadres régionaux afin d’améliorer leurs prestations. À la sortie de cette formation, nous espérons une réelle amélioration des compétences des cadres régionaux ».

Financé par le partenaire Enabel via le projet FRIT, ce programme piloté par l’École Nationale d’Administration (ENA) se distingue par une approche pédagogique concrète. Il ne s’agit pas seulement de théorie, mais d’un accompagnement de proximité.

Mamadou Binta Sylla, coordonnateur du projet et chef du département Recherche et Formation à l’ENA

Mamadou Binta Sylla, coordonnateur du projet et chef du département Recherche et Formation à l’ENA, détaille les contours de cette mission :

« Nous sommes à Kindia dans le cadre de la poursuite des activités de formation démarrées le 4 février 2026. Le parcours d’acquisition de compétences a été lancé dans les régions de Conakry, Kindia et Mamou. […] Ce projet est financé par notre partenaire Enabel à travers le projet FRIT. Il consiste à former 270 cadres de l’administration publique, dont 80 pour Conakry, 80 pour le gouvernorat de Kindia, 30 pour la préfecture de Kindia et 80 pour le gouvernorat de Mamou. Chaque groupe bénéficiera de quatre modules de formation, avec un module commun consacré au coaching. La particularité de cette initiative réside dans le fait qu’en plus des formations théoriques en salle, les formateurs accompagneront les cadres directement dans leurs services. Nous souhaitons que les bénéficiaires acquièrent des compétences pratiques capables d’impacter positivement leurs services et qu’ils sortent de cette formation avec des projets concrets au profit des citoyens guinéens ».

En couplant les sessions en salle à un coaching personnalisé sur le lieu de travail, ce programme espère briser les vieux réflexes bureaucratiques pour laisser place à une administration de résultats. Pour les citoyens de Kindia, le changement devrait se faire sentir dès le retour des cadres dans leurs bureaux respectifs.

Naby Moussa 

Kindia : Le lavage d’engins, un moteur d’espoir et d’autonomie pour la jeunesse.

Kindia : Le lavage d’engins, un moteur d’espoir et d’autonomie pour la jeunesse.

 

Dans la cité des agrumes, le secteur du lavage automobile et de motos est devenu bien plus qu’un simple service de proximité. C’est aujourd’hui un véritable filet de sécurité sociale pour des dizaines de jeunes, élèves ou déscolarisés, qui troquent l’oisiveté contre le jet d’eau et le savon.

À Kindia, l’activité de lavage d’engins roulants foisonne dans presque tous les quartiers. Derrière le Centre de Formation Professionnelle (CFP) de Manquepas, l’ambiance est à l’effervescence. Ici, un ancien migrant de retour au pays a transformé un terrain vague en une entreprise solidaire. Son initiative emploie aujourd’hui plus de vingt personnes.

Le succès de ces centres repose sur un contrat de confiance et de partage équitable des revenus. Le promoteur du site de Manquepas explique sa démarche avec clarté :

« J’ai vécu assez longtemps à l’extérieur, mais depuis mon retour au pays, j’ai créé cette activité de lavage. Aujourd’hui, je me débrouille bien et plus de vingt jeunes travaillent avec moi ici. Nous lavons les voitures à 30 000 francs guinéens et les motos entre 10 000 et 15 000 francs selon les cas. Les revenus sont partagés à 50 %. Par exemple, pour une moto lavée à 15 000 francs, le jeune prend 7 500 et moi également. Pour une voiture à 30 000 francs, chacun reçoit 15 000 francs. Nous invitons les jeunes à ne pas rester dans les bars-cafés sans rien faire. Il faut se battre dans la vie et ne pas toujours attendre l’aide de l’État. L’aventure n’est pas facile ».

Au-delà de l’aspect financier, ces centres de lavage jouent un rôle éducatif et préventif. Pour Mamadou Oury Diallo, encadrer ces jeunes est une mission citoyenne. En les occupant sainement, on les éloigne des tentations de la rue.

« Nous travaillons avec ces enfants pour qu’après l’école, ils ne restent pas à la maison sans occupation. Ils viennent ici laver les engins afin de subvenir à leurs besoins et participer aux frais de leurs études. Cela permet aussi d’éviter la délinquance. Mais parfois, nous sommes confrontés à des malentendus avec certains enfants difficiles à gérer. Nous n’acceptons pas ce genre de comportements ici » martèle-t-il.

Pour les jeunes travailleurs, comme Fodé Soumah, cette activité est synonyme de dignité. Entre ses heures de cours et ses responsabilités familiales, il trouve dans le lavage un équilibre financier non négligeable.

« Quand je quitte l’école l’après-midi, je viens laver les engins roulants pour ne pas rester les bras croisés à la maison. Cela permet aussi d’éviter la délinquance, car rester sans rien faire peut conduire au banditisme. Ici, je travaille tranquillement sans stress. Après avoir payé la part du propriétaire, je rentre à la maison. Certains jours, je peux gagner entre 20 000 et 100 000 francs guinéens. Mais nous rencontrons beaucoup de difficultés, surtout le manque d’eau pendant la saison sèche. Parfois, nous restons sans travailler à cause de cela. J’invite aussi mes collègues à éviter l’oisiveté et à apprendre une activité après les cours, même si ce n’est pas le lavage ».

Si le secteur offre une alternative réelle à la précarité, il reste tributaire des aléas saisonniers. Le manque d’eau en saison sèche demeure le principal frein à l’épanouissement total de cette micro-économie. Néanmoins, l’exemple de Kindia prouve qu’avec de la volonté et une organisation rigoureuse, la jeunesse guinéenne est capable de se forger un destin, un seau à la main.

La rédaction 

Kindia : Les « 72H de Kania Soli » visent désormais un rayonnement international

Kindia : Les « 72H de Kania Soli » visent désormais un rayonnement international

 

Kindia : Les « 72H de Kania Soli » visent désormais un rayonnement international

Ce samedi 9 mai 2026, la Maison des Jeunes de Kindia a servi de cadre à une conférence de presse déterminante pour l’avenir culturel de la région. Les organisateurs des « 72H de Kania Soli » y ont dévoilé les enjeux et les ambitions de la 7ᵉ édition, affichant une volonté claire : porter cet événement au-delà des frontières guinéennes.

Véritable pilier de l’identité locale, cette 7ᵉ édition se veut celle de la maturité. L’objectif central reste de fédérer les fils et filles de la région autour d’un idéal commun : la promotion du patrimoine culturel kanianais, incarné par la danse traditionnelle Soli.

Kindia : Les « 72H de Kania Soli » visent désormais un rayonnement international

Fort de cette nouvelle dimension, le commissaire général de l’événement, l’honorable Sorel Keïta, a profité de cette tribune pour lancer une invitation officielle au président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya.

« Nous souhaitons vivement que le Chef de l’État soit présent à nos côtés. Ce projet s’inscrit pleinement dans la dynamique du « Branding Guinée » qu’il porte avec conviction. Sa présence apporterait un soutien institutionnel majeur et une autorité qui garantiraient le succès international de l’événement », a-t-il plaidé, rappelant que ce rendez-vous manqué les années précédentes est aujourd’hui plus attendu que jamais.

Pour Djènè Keïta, présidente de l’Association des « Kania Diyé », l’ambition dépasse la simple célébration festive. Le festival doit devenir un outil de développement économique et social pour la préfecture.

« Nous voulons faire du Kania Soli un événement de référence internationale. L’idée est de rassembler tous les natifs de Kindia pour qu’ils se donnent la main afin de bâtir l’avenir de notre ville », a-t-elle souligné. Elle a également lancé un vibrant appel à la population pour une mobilisation massive, rappelant que « le Kania Soli appartient désormais à toute la Guinée ».

Avec une organisation qui se professionnalise d’année en année, les « 72H de Kania Soli » s’imposent comme le rendez-vous culturel phare de la saison. Entre promotion des traditions et volonté de modernité, Kindia s’apprête à offrir au monde un spectacle qui célèbre l’unité et la fierté d’un peuple.

SIBA TOUPOUVOGUI