par Préfecture de Kindia | Mai 20, 2026 | Collectivités, Cultures, Jeunesse |
La Direction préfectorale de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat de Kindia a tenu, ce mercredi 20 mai 2026, une réunion stratégique cruciale visant à structurer et propulser le « Kania Soly », l’événement culturel phare de la région, au premier rang de l’agenda national. Organisée sous la présidence d’honneur du préfet, représenté par son chef de cabinet, cette rencontre marque une étape décisive dans la valorisation du patrimoine immatériel de la « cité des agrumes », avec l’ambition affichée d’en faire un rendez-vous aussi prestigieux que la célèbre Mamaya de Kankan.
Le défi logistique est de taille pour les autorités locales, qui s’apprêtent à accueillir très prochainement plus de 500 invités et touristes internationaux. Pour faire face à cet afflux, la réunion a rassemblé autour d’une même table le comité d’organisation du festival, les cadres sectoriels, le Directeur général adjoint du FODAC, le représentant de l’ONPA, ainsi que les opérateurs hôteliers de la préfecture. Cette synergie d’acteurs vise à garantir un accueil et un encadrement optimaux pour ce qui s’annonce comme un carrefour culturel d’envergure mondiale.
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Face à cette urgence touristique, le secteur hôtelier privé a répondu massivement à l’appel des autorités par un engagement civique fort. De nombreux gérants d’hôtels et de motels de Kindia ont d’ores et déjà bloqué et mis à disposition des quotas de chambres pour assurer l’hébergement des délégations et des visiteurs étrangers. Cet élan de solidarité et de patriotisme économique a été chaleureusement salué par la direction préfectorale, qui y voit le ciment de la réussite de cette édition.
Outre le volet organisationnel, la rencontre a permis d’ouvrir un dialogue transparent et direct sur la fiscalité sectorielle et la régularisation des infrastructures d’accueil. Les discussions ont notamment porté sur les nouvelles modalités de paiement du permis technique d’exploitation. Les autorités ont rappelé que la mise en conformité des établissements constitue un levier indispensable pour financer le développement du tourisme local et donner à la préfecture les moyens de ses ambitions structurelles.
En associant préservation de l’identité culturelle et rigueur managériale, Kindia ambitionne de faire du « Kania Soly » un véritable moteur de croissance pour son économie locale. À l’issue des travaux, la Direction préfectorale a réitéré son appel à une collaboration étroite entre l’État, les organisateurs et les opérateurs économiques. La ville se dit désormais prête à vibrer au rythme de son patrimoine et à offrir un séjour mémorable à ses futurs hôtes.
La Rédaction
par Préfecture de Kindia | Mai 20, 2026 | Collectivités, Infrastructures |
À 84 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Kindia, la dynamique communautaire est en train de porter ses fruits. Dans la commune rurale de Linsan, les travaux de construction du pont de Yétékoya progressent à grand pas. Entièrement financé sur fonds propres par les citoyens et les ressortissants de la localité, le coût de cette infrastructure indispensable est estimé à près de 546 millions de francs guinéens (GNF).
Situé dans le district de Tafory (secteur Centre, sous-secteur Yétékoya), ce pont de 15 mètres de long, 6 mètres de large et 2,5 mètres de haut reliera le sous-secteur de Yétékoya au district de Linsan 2, à partir du secteur Abattoir.
Cette initiative privée est cruciale pour la région : elle vise à désenclaver définitivement les localités de Yétékoya et de Bowal. Ces deux zones sont actuellement séparées par une rivière capricieuse qui, en période hivernale, déborde régulièrement. Ces crues répétées rendent la traversée extrêmement périlleuse pour les habitants, bloquant leur accès au marché local et aux services essentiels.
Pour concrétiser ce projet vital, les filles, les fils et les ressortissants de la localité , vivant en Guinée ou à l’étranger se sont activement mobilisés à travers des contributions financières. Afin de garantir la transparence et la bonne marche du chantier, un bureau de pilotage a été mis en place. Présidée par Elhadj Kabinet Kaké, avec Ibrahima Sow au poste de trésorier, cette structure veille rigoureusement sur la gestion des fonds.
À ce jour, l’édifice est déjà réalisé à 70 % a fait savoir M. Kaké.
Cependant, pour franchir la dernière ligne droite, les responsables du projet et la communauté lancent un appel pressant à toutes les personnes de bonne volonté.
Un SOS est également adressé au président de la République, le général de corps d’armée Mamadi Doumbouya, ainsi qu’aux institutions et ONG de développement. Les populations espèrent un coup de pouce institutionnel pour finaliser cette infrastructure porteuse d’espoir, symbole d’un développement participatif réussi.
Siba Toupouvogui
par Préfecture de Kindia | Mai 19, 2026 | Administration, Politique, Vidéo |
par Préfecture de Kindia | Mai 12, 2026 | Cultures, Jeunesse |
Kadiatou Diallo, élève en
terminale Sciences Sociales au Groupe scolaire privé Hadja Djenaba Cherif et vice-championne
de la 8e édition du Championnat national interscolaire de Slam (2026), a
officiellement présenté son trophée aux autorités préfectorales de Kindia.
Accompagnée par M. Bangoura Alpha Oumar, ambassadeur des « 72 Heures du
Livre » à Kindia, elle a été reçue en audience solennelle ce lundi 11 mai lors
du conseil de cabinet hebdomadaire.
L’événement a été marqué par la présentation de
sa distinction au Préfet, le Colonel Abdourahamane Keïta, ainsi qu’à
l’ensemble des cadres administratifs de la région.
Points
saillants de la rencontre :
- Appel à l’excellence féminine : Les
membres du conseil ont unanimement félicité la lauréate. Ils ont saisi
cette opportunité pour encourager les jeunes filles à s’investir
pleinement dans leurs études en suivant ce modèle de réussite.
- Plaidoyer pour la culture : En
prenant la parole, la vice-championne a sollicité l’appui institutionnel
des autorités pour la promotion et la vulgarisation du Slam, un art
oratoire en pleine expansion en Guinée.
- Engagement des autorités : Le
Préfet a réitéré son soutien à la jeunesse talentueuse de Kindia,
soulignant que la culture et l’éducation demeurent les piliers essentiels
du développement local.
par Préfecture de Kindia | Mai 11, 2026 | Jeunesse, Société |
Dans la cité des agrumes, le secteur du lavage automobile et de motos est devenu bien plus qu’un simple service de proximité. C’est aujourd’hui un véritable filet de sécurité sociale pour des dizaines de jeunes, élèves ou déscolarisés, qui troquent l’oisiveté contre le jet d’eau et le savon.
À Kindia, l’activité de lavage d’engins roulants foisonne dans presque tous les quartiers. Derrière le Centre de Formation Professionnelle (CFP) de Manquepas, l’ambiance est à l’effervescence. Ici, un ancien migrant de retour au pays a transformé un terrain vague en une entreprise solidaire. Son initiative emploie aujourd’hui plus de vingt personnes.
Le succès de ces centres repose sur un contrat de confiance et de partage équitable des revenus. Le promoteur du site de Manquepas explique sa démarche avec clarté :
« J’ai vécu assez longtemps à l’extérieur, mais depuis mon retour au pays, j’ai créé cette activité de lavage. Aujourd’hui, je me débrouille bien et plus de vingt jeunes travaillent avec moi ici. Nous lavons les voitures à 30 000 francs guinéens et les motos entre 10 000 et 15 000 francs selon les cas. Les revenus sont partagés à 50 %. Par exemple, pour une moto lavée à 15 000 francs, le jeune prend 7 500 et moi également. Pour une voiture à 30 000 francs, chacun reçoit 15 000 francs. Nous invitons les jeunes à ne pas rester dans les bars-cafés sans rien faire. Il faut se battre dans la vie et ne pas toujours attendre l’aide de l’État. L’aventure n’est pas facile ».
Au-delà de l’aspect financier, ces centres de lavage jouent un rôle éducatif et préventif. Pour Mamadou Oury Diallo, encadrer ces jeunes est une mission citoyenne. En les occupant sainement, on les éloigne des tentations de la rue.
« Nous travaillons avec ces enfants pour qu’après l’école, ils ne restent pas à la maison sans occupation. Ils viennent ici laver les engins afin de subvenir à leurs besoins et participer aux frais de leurs études. Cela permet aussi d’éviter la délinquance. Mais parfois, nous sommes confrontés à des malentendus avec certains enfants difficiles à gérer. Nous n’acceptons pas ce genre de comportements ici » martèle-t-il.
Pour les jeunes travailleurs, comme Fodé Soumah, cette activité est synonyme de dignité. Entre ses heures de cours et ses responsabilités familiales, il trouve dans le lavage un équilibre financier non négligeable.
« Quand je quitte l’école l’après-midi, je viens laver les engins roulants pour ne pas rester les bras croisés à la maison. Cela permet aussi d’éviter la délinquance, car rester sans rien faire peut conduire au banditisme. Ici, je travaille tranquillement sans stress. Après avoir payé la part du propriétaire, je rentre à la maison. Certains jours, je peux gagner entre 20 000 et 100 000 francs guinéens. Mais nous rencontrons beaucoup de difficultés, surtout le manque d’eau pendant la saison sèche. Parfois, nous restons sans travailler à cause de cela. J’invite aussi mes collègues à éviter l’oisiveté et à apprendre une activité après les cours, même si ce n’est pas le lavage ».
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Si le secteur offre une alternative réelle à la précarité, il reste tributaire des aléas saisonniers. Le manque d’eau en saison sèche demeure le principal frein à l’épanouissement total de cette micro-économie. Néanmoins, l’exemple de Kindia prouve qu’avec de la volonté et une organisation rigoureuse, la jeunesse guinéenne est capable de se forger un destin, un seau à la main.
La rédaction